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IL Y A PLACE, DANS LE SYSTÈME DE SANTÉ, POUR LES INFIRMIÈRES TECHNICIENNES ET LES INFIRMIÈRES BACHELIÈRES

Montréal, le 23 octobre 2011 — Alors que l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ) s’apprête à relancer le débat sur la formation infirmière dans le cadre de son assemblée générale et de son congrès annuel, il est important de réitérer que le collégial a toujours préparé de la manière la plus adéquate les étudiantes et les étudiants à exercer cette profession. « Le programme d’études collégiales en soins infirmiers est rigoureux, à la fois théorique et pratique, et les employeurs en sont satisfaits. Il ne sert à rien de remettre en question la formation collégiale. C’est même très nuisible dans le contexte actuel de pénurie d’infirmières puisque cela pourrait avoir comme effet de dissuader des jeunes de s’inscrire dans ce programme », a affirmé M. Jean Beauchesne, président-directeur général de la Fédération des cégeps.

Dans le système de santé québécois, il y a place pour des infirmières techniciennes et des infirmières bachelières. Les collèges assurent la formation de base des infirmières depuis leur création en 1967, et la très grande majorité du personnel infirmier qui œuvre aujourd’hui auprès de la population est issue des cégeps. Ce personnel jouit de la confiance de la population et de la considération des employeurs, qui n’émettent aucun signal à l’effet que la formation technique en soins infirmiers ne répondrait pas à leurs besoins. Le programme d’études collégiales a d’ailleurs été ajusté régulièrement pour tenir compte des nouvelles réalités du marché du travail. En outre, les diplômées des cégeps réussissent aussi bien que leurs collègues bachelières, et même mieux dans certains cas, l’examen de l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec.

Des rôles complémentaires

Au collégial, les étudiants en Soins infirmiers acquièrent de solides connaissances scientifiques et les compétences techniques nécessaires pour intervenir auprès des patients et de leurs proches dans différents champs cliniques. Ils développent des habiletés génériques — autonomie, résolution de problèmes, éthique, communication, prise de décision et capacité à évoluer dans leur milieu de travail, par exemple — et réalisent plusieurs stages pratiques, qui les préparent de manière concrète à exercer leurs fonctions. D’ailleurs, dans les programmes DEC-BAC d’une durée de cinq ans, la formation initiale est offerte au cégep et d’autres dimensions comme la gestion et l’enseignement par exemple, ou des aspects plus spécialisés, sont donnés à l’université.

Par ailleurs, dans ses analyses sur la formation infirmière, l’OIIQ compare le système d’éducation québécois à d’autres systèmes au Canada et dans le monde. Or il est hasardeux de se livrer à ce type de comparaisons en raison du caractère spécifique de l’organisation globale des systèmes de santé et d’éducation dans chaque société. Rappelons que le cégep appartient ici à l’enseignement supérieur, dont il constitue la première étape.

Selon M. Jean Beauchesne, « L’enjeu véritable n’est pas de déterminer qui, des collèges ou des universités, doit assurer la formation de base des infirmières. Le cégep s’en acquitte avec rigueur depuis les tout débuts. L’enjeu, c’est plutôt d’attirer un nombre suffisant d’étudiantes et d’étudiants vers la profession infirmière, de les retenir, de soutenir la réussite de leurs études et l’obtention de leur diplôme, afin de combler les pénuries auquel le Québec fait face ».

La Fédération des cégeps est le regroupement volontaire des 48 collèges publics du Québec. Elle a été créée en 1969 dans le but de promouvoir le développement de la formation collégiale et des cégeps. Elle agit comme porte-parole officiel et lieu de concertation des cégeps, à qui elle offre des services en matière de pédagogie, d’affaires étudiantes, de formation continue, de financement, de ressources humaines, d’évaluation de la scolarité, d’affaires juridiques, de négociation et de relations du travail. La Fédération des cégeps représente les collèges pour la négociation des conventions collectives. www.fedecegeps.qc.ca

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Source :             Caroline Tessier, directrice des communications, cellulaire : 514 239-2088